Oloron : comment ne pas se préparer pour un semi… !

12 juin 2015 - 18:49

 Katy nous a fait un " petit " récit de course:

J’avais une intuition que quelque chose allait foirer un peu ce jour-là…j’avais pourtant fait tout ce que j’ai pu pour assurer que je serais à l’heure : tenue de course préparée la veille, réveils dans tous les sens – j’ai même demandé à un ami de me passer un coup de fil vers les 06h00 pour s’assurer que j’étais débout !

A 2h00 du mat je n’arrivais toujours pas à dormir, et inexorablement, je commençais à faire le calcul dans ma tête de combien d’heures il me restait à dormir… Ça faisait une semaine que je ne dormais guère plus de 5 heures par nuit, semaine de folie au travail, troisième course en trois semaines (là, ma petite voix qui mine le moral me disait, « pas d’excuses, Jocelyne Pauly enchaine des courses semaine après semaine quelle que soit la distance, et en plus elle gagne… ») bref, le petit vélo dans la tête avait décidé de faire le Tour de France…

J’avais rdv avec les autres au Stade à 07h30…au départ c’était 08h00, mais en discutant, j’avais dit que moi, je préférais être là bien avant, que ça ne me posait pas de problème de me lever plus tôt, au contraire, j’aime avoir du temps avant une course…

J’ai fini par m’endormir dans les petites heures du matin, et j’avais l’impression que mon réveil a sonné aussitôt. C’est là où le cauchemar a commencé :

« Je me sens éreintée…il est 5h45…j’ai quand même le temps de dormir jusqu’à 6H. Le réveil sonne de nouveau, je l’arrête…Il faut que je me lève……………

J’ouvre les yeux et regarde l’heure : 07 :00 !!!!!! La première scène de 4 mariages et un enterrement me vient à l’esprit, et tout comme Hugh Grant, j’enchaine les jurons en dévalant l’escalier… J’explore très rapidement mes options…m’habiller et partir de suite, avec une chance d’arriver au Stade à 7h30 pile, prendre le temps de me doucher, manger, et partir toute seule, ou ne pas partir du tout…

Je décide quand même de tenter le coup, pas sérieux par contre de ne pas se nourrir avant un semi, et pas sympa pour les copains de ne pas me doucher. J’appelle Virginie et lui raconte mon panne de réveil – je lui dis de partir sans moi, que je les retrouverai à Oloron, mais si elle pouvait me récupérer le dossard, ce serait top.

Douche rapide, petit déj sur le pouce, perte de clefs, fouille du sac, clefs retrouvées…sur la porte….l’heure tourne, j’essaie de rester calme. Je pars enfin vers 7h35… le départ est à 9h05. Avec une heure pour aller à Oloron, ça devrait le faire. Sauf que j’ai oublié que je n’ai aucun sens de l’orientation et pas de GPS dans la voiture. Décidément, je suis une vraie catastrophe…

Je me sens comme si l’on m’avait arrachée de mon sommeil à 1h du mat pour aller courir, mon estomac n’a toujours pas eu le temps de se réveiller et se rendre compte que j’ai en fait mangé… Je pars vers Pau, je me souviens qu’à un moment on avait parlé de se retrouver sur la route de Gan.

Bien sûr, ce dimanche, il y a une course hippique quelque part, et tous les concurrents ont décidé de prendre la rocade aussi. (Reste zen Cathy…). J’arrive sur le route de Gan et me sens comme un gamin à Noël quand je me rends compte qu’Oloron est sur les panneaux (et oui, je suis vraiment aussi nulle….je ne ferai jamais de la course d’orientation !).

Niveau course sur route, je pense que j’ai peut être gagné quelque chose….au moins deux PV vu le nombre de radars que j’ai vu quand c’était déjà trop tard pour ralentir.

08h40, j’arrive à Oloron, et je me rends compte que je n’ai aucune idée d’où la remise de dossards se fait. Je sillonne la ville en voiture, à la recherche d’un panneau, où un troupeau de coureurs, mais rien. Pfffff. J’appelle Virginie de nouveau, qui me demande quel numéro de dossard j’ai…je lui donne un chiffre (après avoir raccroché, je me souviens que c’était celui de Lo Petit Aussalès la semaine précédente…) et elle me passe Fabien, qui me dit que « c’est à côté du Leclerc » avant de raccrocher.

OK. Mais où est le Leclerc dans cette ville ??????!!!!!!

Je tourne encore un peu, comme la montre….finalement j’arrête quelqu’un dans la rue pour lui demander le chemin. Sans le savoir je n’en étais pas loin. Un brin de chance dans cette journée qui commence très mal… J’arrive dans une zone près de Leclerc, rempli de coureurs, des gens qui s’échauffent dans tous les sens, pas moyen d’identifier un bâtiment qui ressemble au stade. Je décide de garer la voiture à la première opportunité, dans le parking d’un magasin de meubles….sauf que dans mon désarroi, je n’aperçois pas les gros cailloux qui bordent le parking. J’entends un bruit terrible et au vu du visage des gars qui se préparent sur le parking, c’est pas terrible. Je sors regarder – le pare-chocs avant arraché….et merde !!!! A ce moment-là, Virginie me rappelle pour me dire que je ne lui avais pas donné le bon numéro de dossard, qu’ils m’attendaient devant le stade. Je m’esquinte les doigts en essayant de remettre le pare-chocs en place sans succès, je n’ai pas le temps…il est 08h55, dix minutes avant le départ et n’ai toujours pas de dossard.

Je cours comme un canard décapiter à la recherche du groupe, pas moyen de les trouver….mon FC doit être déjà à 220p/m…désolée Anatole, mais cet échauffement n’aura pas été à 9 à l’heure ! J’entends au micro qu’ils annoncent le départ de la course handisport, et je m’accorde trente secondes pour regarder Ahmed partir avec son guide, Patrick. Puis, un peu dépitée, je me dirige vers le départ, me disant que je le ferai sans dossard, tant pis, et peut être que je trouverai quelqu’un en cours de route.

9h02, j’entends mon nom au micro :

  • Cathy Gastellu, votre ami vous cherche désespérément pour vous donner votre dossard….

et je vois Virginie, angoissée, mon enveloppe à la main…j’ai à peine le temps de m’excuser. J’arrache la puce du sac et le mets à ma chaussure, cafouillant avec le lien plastique pour l’attacher… je me redresse pour mettre le dossard et à ce moment-là, le top-départ est donné !

Je me retourne et je commence à courir, la casquette de traviole et le dossard à la main. Je n’ai jamais tenté d’épingler un dossard sur mon t-shirt pendant les premiers km d’une course, mais j’ai quand même réussi, sans me faire un piercing de fortune….J’avais prévu de courir avec Virginie pour l’accompagner sur sa course « anniversaire », et là je lui prive d’échauffement, lui donne du stress, et je ne fais pas du tout gaffe à mon allure de départ, puisque je suis tellement occupée à épingler mon dossard….bref, parti trop tard, trop vite, trop déconcentrée… Je suis désolée Virginie, promis, je ferai ma course l’année prochaine, mais au moins tu te souviendras de celle-là !!! Chaque course t’apprend quelque chose, une petite leçon de vie en soi…j’en ai appris plein ! (primo, je dois mettre à jour mon GPS et surtout le mettre dans ma voiture !!!) et pour prendre et déformer les paroles de Forrest Gump, mon héros de la course à pied « Chaque course est comme une boite de chocolats….on ne sait jamais sur quoi on va tomber…. »

 

 

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